[Mosaique FM] Création du réseau social pour ceux qui veulent développer la Tunisie

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Podcast de l’émission HighTech présentée par Mohammed Ali Souissi sur Mosaïque FM / 2014-01-30 18:30:00

Source : Mosaïque FM 

[L’express.fr] Tunisie: sur le Net, la constitution inspire les caricaturistes
mouatn
janvier 30, 2014
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express

Après trois semaines de débats houleux, les députés tunisiens ont finalement adopté la Constitution, dimanche soir. Trois semaines riches en rebondissements, qui ont inspiré caricaturistes et pasticheurs. Depuis la chute de Zine el-AbidineBen Ali, les blogs et les pages Facebook de satire politique se sont en effet multipliés.

Dès le premier jour, le 3 janvier, la députée Mabrouka Mbarek fait le buzz sur les réseaux sociaux. Lors de la discussion sur le préambule, la jeune femme disserte sur le manque de souffle poétique du texte liminaire. Elle propose pour y remédier d’insérer le mot « dégage », fameux slogan de la révolution, dont le rythme ressemble aux « battements du coeur », défend-elle, avant d’illustrer son propos: « papam, papam, papam », fait l’élue dans l’hémicycle. Aussitôt, « El Mixtape », spécialisé en remix de discours politiques, s’est emparé de la séquence.

[…]

Viennent les débats, très attendus, sur la place de la religion. Pas de charia, comme convenu depuis longtemps. L’article 1 passe, aussi, sans problèmes. Il stipule que « la Tunisie est un Etat libre, indépendant et souverain » et que « sa religion est l’islam ». Une formule ambiguë imaginée par l’ancien président Habib Bourguibapour la première Constitution post-indépendance, afin de ménager conservateurs et progressistes. Le caricaturiste Z, parmi les plus célèbres et les plus virulents en Tunisie, y voit lui un traquenard, comme illustré dans ce dessin.

La jeune femme peint en rouge les mots « liberté, dignité, justice », pendant qu’autour d’elle, s’édifie la profession de foi musulmane, en lettres de bétons: « Il n’y a de dieu que dieu et Mohamed est son prophète. »

Le blogueur critique l’attitude des députés d’opposition, qui ont fait pression pour ajouter, dans le très sensible article 6, l’interdiction du takfir (l’accusation d’apostasie), après un incident: un député de l’aile dure d‘Ennahda avait traité son collègue de gauche, Mongi Rahoui, d' »ennemi de l’islam ». En réponse, ce dernier a justifié dans l’hémicycle sa généalogie musulmane. « Aller dans ce sens, c’est donner raison à l’idée que l’islam fixe le cadre et les limites de notre liberté et valider ainsi l’article n°1 de la Constitution », fustige Z.

Article 6 toujours. Ou plutôt « 666 », raille Willis From Tunis. Le chat se moque de ces imams à la fatwa facile, venus faire du lobbying à l’assemblée pour modifier cet article. Car, outre l’interdiction du takfir, il garantit la liberté de conscience, ce qui n’a pas été du goût des plus rigoristes.

Remanié plusieurs fois, adopté le tout dernier jour, l’article 6 a pris un aspect fourre-tout, où l’Etat à la fois « garantit la liberté de croyance et de conscience », ainsi que « la neutralité des mosquées », mais s’engage aussi « à protéger les sacrés », de même qu’à « interdire les campagnes d’accusation d’apostasie ». « Une route qui ne mène nulle part », moque la page Facebook satirique L’INDIC.

Yahia Boulahiasalafiste fictionnel, qui émet une fatwa chaque jour sur Facebook, s’est lui penché sur l’article 45, sur les droits des femmes, très applaudi. « Personne ne te privera de pratiquer le jihad du sexe », lance « Yahia », en référence à une intox qui a beaucoup circulé et fait polémique, il y a quelques mois: elle racontait que de jeunes Tunisiennes se rendaient en Syrie pour satisfaire les besoins sexuels des combattants jihadistes.

Mais c’est sans conteste l’ambiance du palais du Bardo, là où siègent les députés, qui a inspiré le plus de satires. Beaucoup de crises, pas mal d’altercations et quelques députés fantasques qui se donnent en spectacle… « Constatant la qualité du show que peuvent offrir les députés, la présidence de l’assemblée annonce que l’entrée sera désormais payante pour les citoyens et la société civile. Les prix des sièges varient de 15 à 40 dinars », s’amuse LerPesse, site qui parodie l’actualité sur le modèle du Gorafi. L’INDIC a ainsi compilé quelques uns de ces moments dans un clip, sur l’air de Pharrell Williams, « Happy ».

Z, encore lui, résume en un dessin cette « cacophonie au Bardo ».

Les pasticheurs ne sont pas les seuls à moquer l’assemblée. D’après le site moua.tn, #TnZoo est le troisième hashtag le plus utilisé dans les tweets sur l’assemblée
En savoir plus sur #94qSryrOR5fxIIyT.99">http://www.lexpress.fr/actualite/monde/tunisie-des-parodies-de-constitution-circulent-sur-le-net_1317500.html #94qSryrOR5fxIIyT.99

[Tunisie Haut Débit] Moua.tn, site pour voter les articles de la constituante tunisienne sur Internet
mouatn
janvier 30, 2014
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Moua.tn, site pour ceux qui veulent voter les articles de la Constituante sur Internet

Un nouveau site tunisien vient de voir le jour : Moua.tn. Ce portail permet aux Internautes de voter la nouvelle constitution. A la base un réseau social citoyen, cette plateforme définit les participants comme des citoyens virtuels et où les amis sur son profil sont appelés concitoyens. Les statuts et les publications y sont appelés contributions.

Dans ce site, il y a différents groupes dédiés aux gouvernorats, allant de Bizerte à Tataouine en passant par Kasserine. D’autres groupes sont dédiés à des thèmes précis : les hackers, écologistes, amoureux de la scène underground ainsi que tous ceux qui veulent discuter de la constitution tunisienne auront leur propre groupe. A noter que chaque groupe a le droit de créer son propre forum de discussion.

Dostour, est le deuxième service que propose moua.tn. Son but est de donner la possibilité aux Tunisiens de commenter et de voter sur la constitution article par article en parallèle avec l’Assemblé Constituante.

Le troisième service que propose moua.tn est Fikra. Ce service se base sur la participation de ses citoyens dans la proposition d’idées en relation avec une région ou un secteur. Des idées qui vont être discutées et votées ensuite par les concitoyens de moua.tn.

Moua.tn est dans sa première version bêta et se base sur la contribution et les suggestions de ses concitoyens, un meta-groupe a été créé pour discuter tout ce qui concerne l’amélioration de cette communauté.

 

[Al Huffington Post Maghreb] Moua.tn, la nouvelle plateforme de participation citoyenne pour une cyber-démocratie en Tunisie
mouatn
janvier 30, 2014
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maghreb

Alors que les députés peinent toujours à trouver un compromis sur les articles de la nouvelle Constitution, le site Moua.tn (à prononcer « mouaten », citoyen en arabe) invite les Tunisiens à y mette leur grain de sel, ne serait-ce que virtuellement.

Au lieu de partager des statuts (plus ou moins critiques) sur les réseaux sociaux, pourquoi ne pas voter par vous-même?

Lancé par Aymen Amri, ingénieur en informatique, ce site a pour but de pallier « un dysfonctionnement du processus démocratique et de la démocratie représentative », et promouvoir une cyber-démocratie en Tunisie.

« Un réseau social citoyen, libre et participatif »

Citant l’exemple de l’Islande et sa Constitution « crowdsourcée » (basée sur les avis et débats des citoyens sur les réseaux sociaux), Aymen Amri, interrogé par le HuffPost Maghreb, fait remarquer que « les citoyens tunisiens, qui étaient engagés à fond dans la vie politique du pays après le 14 janvier, commencent à en avoir marre vu le long chemin qu’a emprunté la transition démocratique, entrainant une crise de confiance entre les citoyens et leurs représentants. Le recul qu’ils ont pris par rapport aux changements politiques est un mauvais signe. »

Pour tenter d’y remédier, il a décidé de mettre en place une plateforme sur laquelle les Tunisiens peuvent voter sur les articles de la nouvelle Constitution (« Dostour »), échanger et débattre autour de différents thèmes (forums), ou encore proposer de nouvelles idées (« Fikra »).

Le principe est similaire à un réseau social comme Facebook ou Twitter, sauf que sur moua.tn, des citoyens à part entière interagissent avec des concitoyens et partagent des contributions.

 

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Photo: Facebook/Moua.tn
 

 

« L’utilisation des technologies au service de la gouvernance et la démocratie est un passage obligatoire », affirme Aymen, alias « eon01″.

 

C’est pourquoi il voit grand et prévoit d’autres développements dans le futur, dépendant de l’engouement et la participation des citoyens tunisiens. Graphismes, statistiques, applications mobiles et autres outils participatifs pourraient ainsi venir enrichir la plateforme.

« La plateforme de crowdsourcing des idées pour le développement local et sectoriel, peut par exemple, servir ensuite à extraire un Top100 des idées qui ont récolté le plus de votes, et ces dernières pourraient constituer un programme politique écrit par les citoyens eux-mêmes. »

Un projet ambitieux qui n’en est donc qu’à ses débuts…